UNE RÉGULATION À L’IMPACT LIMITÉ
Ces dernières années, la demande croissante en cire de candelilla n’a pas permis la gestion raisonnée de cette plante sauvage, menaçant ainsi les écosystèmes locaux et la durabilité de la ressource. Suite à la réaction des autorités mexicaines, la commercialisation de la plante ou de ses extraits est désormais soumise la réglementation de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).
Au Mexique, la récolte de candelilla est régulée par l’obtention d’un permis spécifique. Pour les producteurs locaux, cette démarche est trop coûteuse et complexe. Certains choisissent de poursuivre leur activité sans permis. La chaîne d’approvisionnement manque de transparence et les études permettant l’obtention des permis sont difficiles à vérifier par les autorités. En outre, la production de cire de candelilla implique de dures conditions physiques, une technique d’extraction dangereuse pour la santé et une protection sociale inexistante. La précarité des travailleurs reste donc un enjeu de taille.